mardi 03 novembre
Thomas Demand à la Nationalgalerie

Thomas Demand expose à la nationalgalerie de Berlin

Comment se départir du piège magnifique tendu par Thomas Demand ?
Se coller contre la vitre et superposer les couches de réel.
se superposer soi-même et des d'autres vivants
Aux arbres parfaits mais factices mêler ceux décevant de la ville.
lundi 02 novembre
Nan Goldin C/O Berlin
L’œuvre de Nan Goldin est
inséparable de sa vie : c’est en
photographiant sa famille et son entourage qu’elle entame son œuvre photographique. Ses images deviennent un miroir de sa propre existence : un journal engagé qui brise les tabous. La
fascination ne provient pas nécessairement du sujet, oscillant entre
glamour et déchéance, mais de la poignante intimité qui s'en dégage. Les
photos, même si elles
donnent l’impression d’avoir été saisies, ne sont jamais volées. D'où
cette proximité, cette sensibilité à capturer les souffrances
quotidiennes, la dépendance, le sexe, la violence, les excès, les moments de bonheur aussi.
Reflet fantomatique dans une salle obscure
Le saisissement de la beauté
déclenche le besoin de s’en « mêler ». De s’y mêler, d’en faire sa
propre histoire. L’acte de photographier permet de se saisir instantanément de
ce sentiment diffus. Non pour le figer, mais pour le faire vivre. Le pouvoir
que donne l’appareil photo à ce moment-là est celui de se créer soi-même, son
propre regard.
Cette photo tout en rendant
hommage au travail de Nan Goldin, l’utilise. D’une part elle souligne l’aspect
généreux de l’œuvre de Nan Goldin qui laisse une grande place au spectateur, lui
permettant de tourner les pages de son journal intime. Elle souligne également la
beauté formelle de certaines de ses photos, bien que ce ne soit pas l’intention
première de Nan Goldin. Ce qui lui importe c’est la personne qu’elle
photographie. Une personne avec laquelle elle entretien une relation.
Or cette photo ne cherche
pas à communiquer avec son « modèle ». De femme singulière, la personne
photographiée devient chair : son corps n’est plus qu’un élément formel qui
renvoie peut-être aux nus de la peinture moderne à moins que ce ne soit au
cinéma de la nouvelle vague.
Son corps plane dans le
tiers supérieur de la photographie alors que son regard semble s’intéresser, en
contrebas, au reflet du drap sur lequel elle est allongée et qui s’imprime sur
une surface réfléchissante indéterminée. Bâche à même le sol ? Tableau ?
Lit ?
dimanche 01 novembre
Berlin Gedächtniskirche
Berlin n'est pas telle que je l'imaginais. J'avais l'image en noir et blanc de l'ange sur l'église bombardée. Je n'avais jamais entendu parler du batiment octogonal bâti à côté de la ruine et pas non plus des vitraux. C'est pourquoi mon bonheur fut total
Et bleu.
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Gedächtniskirche projet d’Egon Eiermann dont les vitraux furent réalisés par Gabriel Loire
vendredi 04 septembre
Fête foraine
lundi 31 août
Un été à Baerenthal
Exercice périlleux de la photo de vacances.
Petite chronique d'un été passé au bord de l'eau.Du haut de ma chaise de maître-nageur, loin de mon quotidien, qu'est-je vu ? Qu'avais-je envie de voir ? Pourquoi l'ai-je photographié ?
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Ondines et sirins
En été princes et princesses s'immergent et leurs corps deviennent fractals
Des animaux aux yeux sans paupières
les ramènent à la surface où trop souvent ils oublient de reprendre de l'air
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Les bâtisseurs
Il existe deux sortes de garçons : ceux qui lorsqu'ils arrivent sur une plage utilisent le sable comme projectile et ceux qui construisent des châteaux. Les guerriers et les bâtisseurs. J'ai préféré photographier les bâtisseurs et leurs éphémères édifices. Sculptures fragiles et intemporelle pourtant, exposition à ciel ouvert.
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Petites installations bouddhistes
Vêtements amples et colorés, démarches mesurées, air sérieux et ravi. Ils viennent depuis 20 ans, tous les étés, méditer et chanter, dans un gymnase totalement recouvert de couvertures, de plaids, de tapis, de coussins. S'asseoir par terre nécessite plus d'espace et de créativité que de s'asseoir sur une chaise! Chacun est à la bonne distance et chaque mètre carré parle des goûts et de la personnalité de celui ou de celle qui a aménagé précisément cette place là. En même temps, comme en un grand patchwork monté intuitivement, les différents morceaux s'accordent joliment indiquant sans doute une certaine harmonie entre ces personnes. Mais en quittant la gompa et en remettant mes chaussures je remarque une paire d'escarpins totalement extraordinaire. Ce sont les chaussures d'une véritable princesse italienne. Il est vrai que les chaussures sont très bavardes mais elles s'intéressent davantage au statut social qu'à la spiritualité.
La peau des châteaux
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Gudrun Scholz
solaire, délicate, excessive, généreuse
décryptant la vie intime des choses
théoricienne du design
professeur à l'université de Hanovre
rencontre
Baerenthal, chambre d'hôtel, vieille maison
Strasbourg, St Pierre le Jeune, marché des antiquaires, terminus du tram de Zaha Hadid
Comment j'ai sauvé un serpent
Formellement, la rigidité de la rambarde, s'oppose à la sinuosité du serpent et à la souplesse des plantes aquatiques. Picturalement , la peinture écaillée fait référence à la peinture abstraite. Mais symboliquement elle est la marque d'un temps révolu : celui de l'enfance. La rambarde d'ailleurs empêche d'y pouvoir retourner. L'eau est opaque et noire, comme un miroir, le miroir que l'on ne peut traverser et qui fige (comme la photographie) le réel en une image. Une chapelle perdue dans une nature intemporelle où demeure un saint gallo-romain : Vandelinius, pâtre protecteur des animaux. On ne voit que ses mollets vigoureux et ses pieds. Ils est entourés d'anges qui ressemblent, à une plus grande échelle, aux anges de la crèche de mon enfance. L'un rose, l'autre bleu. L'un pour fille, l'autre pour garçon. Quelque chose surgit du passé, quelque chose de doux et d'un peu triste.
vendredi 07 août
Olaf Metzel à Meisenthal
dimanche 28 juin
L'Atlantico
le long des quais de Strasbourg
branché sympa et pas cher
demandez la "Juliette"
une blonde au gingembre !
samedi 27 juin
Exposition aux arts déco
Le diplôme National Supérieur d'Expression Plastique est délivré à la fin de 5 années d'études. Au gré des salles du bâtiment art déco, une grande variété de support, d'approches, de démarches.
Fête généreuse, dans le jardin autour des nymphéas : bretzels, bière et musique...
design scénographie
Charlotte Humbert - Namju Kim - Lola Kirchner - Adeline Fonknechten
communication graphique et illustration
Olivia Boutrou - Coline Aguettaz - Maud Guerche - Alexandra Roucheray - Hee-Jin Song
Art et objet
Lucie Guillemin - Aurore Renaudeau - Thomas Trichot - Letieia Romanini - Hector Lasso
Marc Dreyer
"Vous êtes ici"
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vendredi 26 juin
Besoin d'un rituel
Cette jupe je ne l'ai portée qu'une seule fois
et plus jamais je ne la porterai
comme le coquelicot
lorsqu'on le cueille
sa vie fut éphémère
et sa mort ressemble
à un sommeil paisible
éternel et cruel
mercredi 24 juin
Marc Gérenton (suite)
Marc Gérenton m'a gentiment fait parvenir les vidéos réalisées avec les élèves du CM1 de Marie-Paule Ermel de l'école du Tilleuls de Cernay dans le cadre de la Fête de l'Eau à Wattwiller. Je l'en remercie. <3<3<3<3
"Poetic spams"


mix
floflo atlantic source soso ruisseau torrent glagla vapvap goutte rivière nuage glaglagla fleuve
initiation à la technique du dessin animé
avec craie, tableau noir, texte, son et rythme
mardi 23 juin
Vidéo-surveillance
Quelque
chose dans le moniteur de surveillance ne collait pas. Je ne compris pas
immédiatement ce que c’était. Dans l’angle face à moi, la caméra enregistrait
bien tout ce qui m’environnait et le renvoyait fidèlement, quoique décoloré et
de biais, à l’écran de contrôle derrière la caisse. J’y voyais l’envers du
comptoir devant lequel je me trouvais, l’allée principale derrière moi et les
rayonnages du magasin.
J’y
voyais le dos la caissière parlant bowling avec l’homme qui me précédait, la
femme près de la porte qui pianotait sur un appareil que sa main dissimulait et
devant elle un homme comptant nerveusement ses centimes et ses euros.
Tout
semblait concorder. Ce n’est que lorsqu’un jeune homme vêtu d’un étonnant
costume blanc se plaça derrière moi que je compris ce qui n’allait pas. Je
n’étais pas dans le champ ! Sur l’image se détachait nettement la figure
claire de son blazer phosphorescent, mais devant lui, il n’y avait personne. Les
machines ne prenaient plus la peine de m’enregistrer.
Bizarrement, je n’éprouvai aucune peur. Je ressentis même un certain soulagement. Le malaise que depuis longtemps autour de moi je percevais, sans pouvoir le saisir, finissait par s’expliquer, enfin.
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lundi 22 juin
Trouver refuge
Les mots fabriquent des images, les images nous parlent mieux que les mots.
installation éphémère - Fabienne Wetterwald
magasin Leroy Merlin Strasbourg La Vigie
dimanche 21 juin
Fête de la musique
sensation brutale. grondements sourds. très fort brouhaha. vacarme. foule menaçante. partout DJ. sonorisation. électro. enceintes. boire. s'éclater. jouir. s'évanouir. exploser.
puis se laisser couler. dans la pluie. dans la nuit. dans la foule. dans le courant de toutes pensées. n'attendre rien. débarquer tout juste d'ailleurs. être fatigué. photographier au hasard. sans regarder. pour y piéger la lumière. la lumière. la lumière inextinguible qui émane toujours et partout, de l'être décidément humain.















































































































































































































































































































































































